WikiXtof

Copenhague Catastrophe Echec Et Honte

Accueil :: SuperMenu :: Contact :: Connexion :: Vous êtes 10.0.20.16

Historique discussion lamentable du monde humain réuni autour d'une grande table de l'ONU : Honte historique


J'abonde en tout point dans le sens de cet article qui résume bien ce que nos enfants écriront dans les livres d'histoire et le recul qu'ils prendront sur le monde que NOUS et NOS PERES avons conduit :
http://climatcopenhague.blog.lemonde.fr/2009/12/19/deception/#xtor=RSS-32280322

There is no planet B

19 décembre 2009

A Copenhague, entre honte et déception…


“Il n’y a pas de Planète B”


La conférence de Copenhague se prolonge pour encore un ou deux jours, des dernières plénières de clôture ont lieu en ce moment même, mais l’essentiel a été fait hier soir. L’essentiel, si l’on peut le qualifier ainsi, a été produit et présenté publiquement hier par quelques chefs d’Etats et de gouvernement vers 23h00. Les conférences de presse se sont faites séparément, la photo de famille n’a même pas eu lieu, les mines d’habitude pleines d’autosatisfaction étaient assez graves. Les annonces que nous avons pu entendre de ce que quelques chefs d’Etat ont appelé “l’Accord de Copenhague” ne peut être qualifié que de catastrophe, d’échec, voire de honte.

Catastrophe :


Incontestablement, l’accord dont les Etats réunis en plénière aujourd’hui ont “pris note” n’a aucune valeur tant morale que juridique. Tout ne sera que volontaire, rien ne contraindra les Etats à quoi que ce soit si ce n’est éventuellement à ce à quoi ils se seront obligés. L’argent qu’ils devront verser pour l’adaptation aux changements climatiques, n’est pas un engagement, mais seulement un objectif. S’ils n’atteignent pas l’objectif, et bien alors tant pis dira-t-on. Cet accord est une vraie catastrophe à venir, d’un point de vue climatique bien sûr, économique, social du fait des conséquences des changements climatiques mais également politique. Les conséquences de cet “accord”, cette incapacité de nos dirigeants à se mettre d’accord sur un sujet si important que celui qui concerne l’ensemble de l’Humanité va entraîner une vraie défiance à l’égard des pouvoirs du monde entier.

Echec :


Les dirigeants du monde entier sont venus jouer une partie qu’ils pensaient pouvoir aisément gagner. Certains au nom du “qui osera dire” ont pensé pouvoir sauver les négociations en mettant de côté la plupart des Etats du Monde. Or, les Nations Unies ne sont pas l’Union Européenne, et le nouveau protocole qui devait naître n’est pas le paquet Energie Climat. Tous sont venus sûrs qu’ils pourraient y trouver de nouveaux lauriers, un nouveau trophée à accrocher à leur galerie de réussite diplomatique. Il était assez irréaliste de voir ces images de ces chefs d’Etats arrivant à la tribune arraguant la foule persuadée qu’ils auront la solution et que l’on se souviendra d’eux avant qu’ils n’aient commencé à travailler. Echec personnel pour chacun d’eux, mais surtout échec collectif encore plus important que la simple somme de leurs échecs. Leur capacité à prendre en compte les enjeux majeurs auxquels le monde fait face a été réellement remise en cause. Quelle confiance pourra-t-on donc alors accorder à ces chefs d’Etat et de gouvernement pour résoudre les problèmes qui concernent l’ensemble de l’Humanité ?

Honte :


En venant à Copenhague, Nicolas Sarkozy avait décidé de “sauver l’Humanité”, la communication était ultra-maîtrisée : compte twitter créé pour l’occasion, interview télévisée juste avant de partir, avion plein de journalistes, ballade organisée main dans la main avec Angela Merkel dans le centre de conférence, discours écrit pour haranguer la foule et stratégie pour mettre notre président au centre d’un accord. Nicolas Sarkozy venait à Copenhague en conquérant, après avoir vaincu à Bruxelles, il y a un an, il était prêt à “sauver le monde”. Cette confiance extrême en soi, cette façon de croire qu’il suffit d’arriver, et surtout de croire que l’on peut utiliser les vieux pots européens pour faire une nouvelle confiture mondiale sont exaspérantes. Connie Hedegaard avait promis la gloire ou la honte, tous étaient venus pour la gloire, la photo de famille et leurs noms dans l’Histoire. Sauf qu’ils en furent autrement. Les images illustrant le mieux cet échec fut cette conférence de presse de Nicolas Sarkozy, à l’extérieur du Bella Center, juste avant de prendre rapidement l’avion pour Paris. Mais également, Barack Obama quittant Copenhague à la hussarde à bord d’Air Force One. On a échoué, on ne reste pas plus longtemps, bonne chance semblait le message qu’ils nous envoyaient en décollant. Ils ont choisi la honte.


Comment ne pas être déçu ? Comment ne pas se dire que nous avons passé deux ans à négocier pour rien ? Comment ne pas penser à tous ces rapports écrits pour ne faire prendre conscience de la situation ? Comment ne pas penser à ces personnes qui souffrent déjà des changements climatiques ? Comment ne pas penser qu’il faudra à présent beaucoup de temps pour que l’on recommence à espérer dans un possible accord international sur le climat ? La mécanique internationale voire même multilatérale a pris un sacré coup hier. Les membres d’ONG, simples citoyens, se sont réveillés ce matin en pensant avoir traversé un mauvais rêve.

Le mauvais rêve est pourtant tout sauf irréel, il est celui de la négation des conséquences actuelles des changements climatiques et de l’oubli des générations futures.


Tag: HumaniteDurable
Il y a un commentaire sur cette page. [Afficher commentaires/formulaire]