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Films 8mm

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Récupération Vidéo de Films 8mm


Le besoin


Convertir avec une qualité maximal de vieux films muets 8mm et Super 8mm vers un support vidéo, numérique tant qu'à faire.
J'ajoute que le budget est évidemment minimal, sinon il suffit de s'adresser à un labo spécialisé comme celui de la FNAC qui fait ça très bien (encore que... je me demande) et à prix d'or !

Ma finalité est donc de récupérer sur cassettes DV puis DVD les multiples films de mon père et de mon grand-père.

Mon expérience




La méthode utilisée


Elle est basique : projeter le film de manière habituelle et filmer l'écran avec un camescope, évidemment dans les meilleures conditions possibles.

D'après les quelques avis que j'ai pu glaner, ce serait la meilleure pour un résultat correct avec une mise en oeuvre a peu près simple. J'ai même l'impression d'après la conversion professionnelle 9,5mm effectuée que c'est ce qu'a fait le labo.

Matériels nécessaires


  1. Trouver dans la famille (belle-famille ou amis) le meilleur projecteur 8mm/Super 8mm disponible.

  1. Trouver également le meilleur écran possible. Mon grand père avait un excellent écran avec de petits granules brillant qui permettait de restituer un maximum de lumière dans l'image. Cette qualité de luminosité est primordiale au résultat final et un simple drap blanc ne ferait pas l'affaire. Pour les écrans, c'est plus facile, ce sont les mêmes que pour les diapos, voire les vidéo projecteurs home-cinéma. Ce point est critique dans la qualité finale.

  1. Trouver un bon camescope numérique (oubliez l'analogique, vous allez gacher le travail avec une génération de retard pour le support de destination). Personnellement, je regrette d'avoir utilisé le mien, un bon Canon MV4iMC tout petit : je pense qu'un Tri-CCD aurait donné un bien meilleur résultat (+30% d'après mes lectures). En louer un plutôt haut de gamme aurait été une meilleure solution.

  1. Récupérer une tablette de projection (type pour projecteur de diapo), si possible avec quelques réglages par vis pour se simplifier la tâche des ajustements. De même, il vous faut un pied bien stable et plein de réglage pour le camescope.


Conseils opératoires


Voici ce que je peux vous recommander pour précéder à cette convertion :

  1. Nettoyer le projecteur, la lampe (y faire très attention), les lentilles, etc.

  1. Utiliser des cassettes DV vierges pour ne pas avoir de soucis de qualité d'enregistrement (ça arrive sur les cassettes déjà utilisées)

  1. Passer un petit coton-tige d'alcool à 90° sur les têtes d'enregistrement du camescope.

  1. Installez vous dans une pièce noire et quand je dis noire, c'est NOIRE. Aucune lumière ne doit entrer. Dans la même idée, éviter les pièces avec des miroirs : le projecteur envoie beaucoup de lumière et un miroir en la reflétant aurait le même effet qu'un fenêtre laissant filtrer un peu de jour.

  1. Placez le projecteur et le camescope cote à cote avec les objectifs au même niveau strictement (on évite ainsi tout parallax vertical)

  1. Serrez au maximum la position du projecteur et du camescope pour minimiser l'effet de parallax horizontal. Celui-ci, inévitable vu la configuration résulte en une image légèrement trapézoïdale (l'un des coté vertical est légèrement plus petit que l'autre et les cotés horizontaux ne sont pas parfaitement parallèles). Attention, pour éviter que de la lumière directe du projecteur ne parasite l'objectif du camescope, vous pouvez placer une petite plaque opaque entre les 2 objectifs (évidemment sans géner l'image projetée/filmée).

  1. Projeter l'image 8/Super8 mm sur l'écran relativement près. Ca donne une image petite mais plus lumineuse et contrastée. Il y a un juste milieu à trouver entre la faible distance et la capacité minimiser le parallax (avec un écart fixe entre projo et camescope, l'angle et le parallax augmentent quand on rapproche l'écran). Il faut aussi garder une image projetée parfaitement nette (réglage zoom et mise au point) du projecteur ; tout en filmant le plus fidèlement possible l'écran (attention aux déformations "grand angle" de objectif et à la perte de luminosité du téléobjectif du camescope). Une position intermédiaire des 2 appareils semble le plus raisonnable. C'est la partie la plus délicate et qui demande pas mal de tatonnement et d'essais.

  1. Pour le camescope, je recommande un réglage manuel (et fin) de la mise au point. Cela vous évitera (comme ça m'est arrivé) que le camescope ne recherche le point lors d'un brusque changement de luminosité du film (ex. le blanc de la fin du film). Cela risquerait de faire des images floues le temps que le camescope "retombe sur ses pieds".

  1. Toujours pour le camescope, un réglage "du blanc" peut-être utile pour avoir un ton correct dans le rendu des couleurs. Pour cela, il faut filmer l'écran à vide et régler le blanc avec ça. Personnellement, j'ai oublié, et maintenant que je le sais, je le regrette : c'est un de mes points d'amélioration de mon résultat. Ce réglage du blanc et de la sensibilité du camescope peu être automatique par défaut. Il faut évidemment le passer en manuel ou "programmé" pour éviter les variations incontrolées lors des changements de luminosité du film.

  1. Le son : en général, le 8mm/Super8mm est muet. Vous pouvez donc désactiver le micro du camescope. Le mien ne le permettait pas. Du coup j'ai conservé le mythique "tac-tac-tac-tac" du projecteur qui donne une ambiance si particulière aux projections et j'en ai même profité pour demander à ma grand-mère de commenter les films de mon grand-père "en live". C'est le moment idéal d'immortaliser des souvenirs familiaux qui ne manqueront pas d'émouvoir les futurs spéctateurs de la version "remasterisée" ! Si vous avez du son, trouvez un moyen de brancher directement une sortie audio du projecteur sur une entrée audio du camescope ou faites ça séparément de l'image "au montage" pour éviter de vous entendre tousser ou trébucher en pleine scéance de projection.

  1. Coupures : pour faire quelques coupures dans les films (les fameux films de vacances avec des travelling chiants sur les paysages ou des plans macros sur les fleurs -si chers à mon grand-père- mais qui n'ont aucun intérêt 30 ans plus tard...), il vaut mieux éviter de toucher le projecteur ou le camescope que vous avez mis tant de temps à régler ! Utilisez la télécommande du camescope pour faire des pauses dans l'enregistrement !

  1. Rembobinage : si vous avez 2 projecteurs, je vous suggère d'utiliser le 2ème juste pour le rembobinage des films. En effet, les manipulations sont souvent hasardeuses dans ces moments là (couincer cette foutue extrémité dans la fente de la bobine, ne pas se tromper de sens, rembobinage pleine vitesse et en roue libre et avec moultes secousses du projecteur, etc.), cela vous évitera de bêtement dérégler toute votre installation. Je vous dis ça parce que moi justement, je n'en avais qu'un de projo !

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